Ulrich Zwingli

Parmi les nouveaux personnages de « 1523-1526 » vous découvrirez Ulrich Zwingli qui est un lutin dans l’univers de la saga et qui est un fervent partisan des Réformes religieuses en Suisse.

Portrait par Hans Asper (1531) que l’on peut admirer au musée d’art de Winthertur (Suisse)

Dans la saga, tout comme dans le monde « dit réel », Ulrich Zwingli est né en 1498 dans le Canton de Saint-Gall (au nord-est de la Suisse). Son père l’envoie étudier à l’Université de Vienne mais il s’en fait expulser (pour une raison officiellement inconnue, mais « 1523-1526 » vous apportera une révélation sur le sujet). Il retourne en Suisse à Bâle et il étudie la théologie. Il devient le Curé de Glaris, à l’est de la Suisse. Les mercenaires suisses sont alors très sollicités lors des Guerres d’Italie et il considère comme son devoir d’accompagner les soldats provenant de sa paroisse lorsqu’ils partent en guerre. Il se retrouve ainsi en Septembre 1515 à la bataille de Marignan, une bataille longue et très sanglante (pour l’époque) comme vous en avez été témoin dans « 1515-1519« . Il considère la défaite des Suisses comme un châtiment divin pour avoir fait la guerre par appât du gain. En rentrant à Glaris, il publie un petit recueil « Fable du boeuf et de quelques autres animaux » qui dénonce les mercenaires. L’accueil est plutôt hostile et il doit être muté dans un autre Canton et devient chapelain de l’Abbaye d’Einsiedeln.

Avant même que Luther placarde ses 95 thèses sur la porte de la cathédrale de Wittenberg, Zwingli commence à prêcher un retour à l’Évangile pur et il demande qu’on efface de la grande porte de l’Abbaye la phrase « Ici on obtient rémission plénière de tous les péchés ». Le pardon des péchés n’est pas quelque chose qui se marchande ! Il demande aussi à faire enterrer les reliques. La dévotion envers ces morceaux de cadavre lui parait indigne et relever de superstitions dignes de païens. Ses propos suscitèrent la polémique et l’inquiétude dans l’Abbaye : les pèlerins et le pardon des péchés en échange de cadeaux en assuraient la richesse. Il doit quitter l’Abbaye.

Cependant, étonnamment, la hiérarchie ecclésiastique ne s’oppose pas à lui. Le Pape Léon X lui donne un titre honorifique, une pension et un poste assez convoité de Curé à Zürich. Sans doute, une tentative de l’amadouer et de lui faire modérer ses propos. Cela ne marche pas : Zwingli devient encore plus radical dans ses critiques. Il renonce de lui-même à sa pension. Et, échaudé par l’expérience de Marignan, il s’oppose à ce que les soldats du canton de Zürich aillent guerroyer en Italie, cette fois-ci pour le compte de François Ier. Bien lui en a pris. Comme vous l’avez découvert dans « 1520-1522« , la bataille de la Bicoque est une catastrophe où de nombreux mercenaires Suisses sont tués. Le Canton de Zürich est le seul à avoir échappé au massacre.

Zwingli continue à donner des coups de butoir dans les dogmes. En 1522, il s’attaque au jeûne du Carême et il soutient la distribution de saucisses fumées dans Zürich ce jour-là ! Ce qui est rapidement nommé l’Affaire des saucisses fait scandale ! Les saucisses sont des choses sérieuses dans les contrées de langue germanique (comme le Canton de Zürich). D’ailleurs, une expression allemande dit « Es geht um die Wurst » = C’est de la saucisse dont il s’agit = C’est là que tout se joue. L’Evêque de Constance est appelé à Zürich et une réunion est organisée au Conseil de la Ville le 29 janvier 1523 pour traiter du cas Zwingli. Et comment ce Conseil s’est-il déroulé ? Vous le saurez dès le chapitre 3 de « 1523-1526« …

Le devşirme dans l’Empire Ottoman

Dans 1520-1522, nous rencontrons Ibrâhîm qui est le fauconnier et le Maître de Chambre du Sultan Soleyman et surtout son ami le plus proche. Il n’est pas ottoman d’origine et est né à Parga en 1495, une ville du nord-ouest de la Grèce qui était alors contrôlée par la République de Venise. Parga a été envahie par les Ottomans en 1502 et Ibrâhîm a été fait prisonnier. Comment s’est-il retrouvé au plus près du Sultan quelques années plus tard ?

Dans les années 1300, le Sultan Mourad Ier veut contrecarrer le pouvoir grandissant des nobles turcs à sa Cour et décide de se doter d’une troupe de soldats la plus indépendante possible de cette noblesse : il a l’idée de convertir des esclaves chrétiens, de les recruter et les entraîner pour former des troupes d’élite entièrement dévouées à sa personne. Ces troupes sont divisées en deux régiments : les cavaliers (les sipahi) et les fantassins (les Yeni Çeri , francisés en janissaires).

Les janissaires se reconnaissent à leur plume blanche au-dessus du front.

Ce système de recrutement est institutionnalisé et est appelé devşirme (impôt sur le sang). Les populations chrétiennes conquises par les Ottomans doivent « offrir » certains de leurs enfants aux envahisseurs qui les convertissent puis leur font rejoindre les sipahi ou les janissaires, mais aussi ils peuvent accéder à des postes administratifs pour les plus intelligents d’entre eux, après avoir été formé dans une école spéciale, l’Enderûn Mektebi. Entre le XIVème et le XVIIème siècle, on estime qu’entre 300.000 et 500.000 enfants ont été l’objet de l’impôt sur le sang.

Ibrâhîm fait parti de ces enfants. Il ne montre pas beaucoup d’adresse pour le maniement des armes ou pour la cavalerie alors il est orienté vers des tâches administratives. C’est sans doute à l’occasion de ce que l’on pourrait appeler un « stage » qu’il rencontre Soleyman, le fils du Sultan Sélim Ier en 1514. Les deux adolescents se lient d’amitié et Soleyman le prend à son service.

Ibrahim, joué par l’acteur Okan Yalabik dans la série turque « Mehtesem Yuzyil » (« Le Siècle Magnifique »)

Comment cette amitié va-t-elle évoluer, maintenant que Soleyman est devenu Sultan ? (Dans une situation parallèle, vous avez vu avec François Ier/Ayne de Montmorency que cela peut générer des tensions). Vous le saurez en lisant 1520-1522 et surtout sa suite 1523-1526 (parution en Juin 2020).

Jean-Baptiste de Taxis

Parmi les nouveaux personnages de « 1520-1522 », vous allez rencontrer le centaure Jean-Baptiste de Taxis qui va être chargé par l’Empereur Charles Quint de transporter son courrier à travers son vaste Empire.

Dans le monde « dit réel », il y a bien eu un Jean-Baptiste de Taxis. Sa famille est d’origine italienne, de Tassis près de Milan. Le nom est devenu Taxis lorsque la famille a émigré vers l’actuelle Belgique (ils s’installent à Malines, près de Bruxelles). En 1490, ses oncles, François et Jeannetto ont été chargés par l’Empereur Maximilien (le grand-père de Charles) d’organiser un système sûr et fiable de transport postal de courriers et de colis à travers tout l’Empire. C’est la fondation de la Reichspost. Jusqu’alors, seule la France avait un système postal, institué en 1477 par Louis XI.

Plaque (pas en très bon état) en mémoire de François de Tassis, rue de la Régence à Bruxelles
Enseigne de la Reichspost (notez l’aigle à deux têtes) à Limburg, Allemagne

A cette époque, il s’agit surtout d’organiser des relais de chevaux judicieusement localisés pour que les messages puissent être délivrés le plus rapidement possible. En parallèle du « service public » mis en place par l’Empereur, un système de poste privé se met en place, contrôlé par richissime Jacob Fugger dont nous avons déjà parlé. Rois et Empereurs y auront aussi occasionnellement recours.

A la mort de ses oncles, c’est Jean-Baptiste de Taxis qui est nommé « chief et maistre general de noz postes par tous noz royaumes, pays, et seigneuries » par Charles Quint en 1520. La charge de Maître Générale des Postes devient ensuite héréditaire et les Taxis obtiennent même le droit de prélever les taxes (!) pour faire fonctionner les relais de poste.

Au gré des mariages et des anoblissements, la famille devient Von Thurn und Taxis au XVIIème siècle et diversifie ses activités, notamment dans la production et la distribution de bière. Cette marque existe jusqu’à nos jours.

Bière Thurn und Taxis

L’activité postale a décliné à partir du XVIIIème siècle et la dernière portion du réseau sur les territoires de l’actuelle Allemagne s’est éteinte après la prise de Francfort par les Prussiens en 1866.

Les Thurn et Taxis ont de multiples descendants partout en Europe, le plus proéminent d’entre eux est Albert, âgé de 36 ans, qui a hérité à la mort de son père (alors qu’il avait 9 ans) de 3 milliards d’Euros, ce qui en avait fait le milliardaire le plus jeune d’Allemagne. C’est un grand amateur de courses automobiles. Le transport, ils ont ça dans le sang, les Taxis !

Albert Von Thurn and Taxis

Triboulet

Parmi les nouveaux personnages que vous rencontrerez dans 1520-1522 il y a Triboulet, le bouffon de François Ier. Il avait déjà été au service de son prédécesseur, Louis XII. La mère de François, Louise de Savoie, le détestait et donc l’avait mis à l’écart. Mais Marguerite, la sœur de François, le voyant mélancolique (voir la scène du festin avant la session du Parlement de Paris dans 1515-1519) lui demande de reprendre du service.

Représentation de Triboulet dans une gravure du XIXème siècle

Le bouffon est le seul personnage à la Cour qui peut se moquer de tout le monde, y compris du souverain, ce qui n’est pas sans risques. Il est le révélateur, le miroir grotesque du Roi avec sa marotte, bâton surmonté d’une tête ridicule qui singe un sceptre.

Erasme (que nous rencontrerons aussi dans 1520-1522) parle des bouffons du Roi dans son Eloge de la Folie :  » Je conviens que les Princes ne peuvent souffrir qu’on leur dise leurs vérités. Mais c’est aussi ce qui fait le plus d’honneur aux Fous : car ils ne dissimulent point les défauts et les vices des Rois. Que dis-je ? Ils s’échappent souvent jusqu’à les insulter, et même jusqu’à leur dire des injures, sans que ces Maîtres du Monde s’en fâchent, ou s’en offensent. Des paroles qui feraient pendre Monsieur le Philosophe, s’il les proférait, sortent-elles de la bouche d’un Fou ? le Prince en rit de tout son cœur. Les plus grands rois les goûtent si fort que plus d’un, sans eux, ne saurait se mettre à table ou faire un pas, ni se passer d’eux pendant une heure. Ils prisent les fous plus que les sages austères, qu’ils ont l’habitude d’entretenir par ostentation… les bouffons, eux, procurent ce que les princes recherchent partout et à tout prix : l’amusement, le sourire, l’éclat de rire, le plaisir.  » Nul doute que ce bon vivant qu’est François Ier apprécie son bouffon.

Le vrai nom de Triboulet est Nicolas Ferrial. Il est né en 1479 à Blois. On ne sait quasiment rien sur sa vie avant son entrée à la Cour de Louis XII. Celui-ci l’aimait beaucoup, allant jusqu’à exiger sa présence lors de ses déplacements pour les guerres en Italie.

Très beau portrait de Triboulet datant du milieu du XVIème siècle. On devine l’homme derrière la fonction du bouffon.

Triboulet a inspiré de nombreux auteurs. Un tel personnage ne pouvait pas échapper à Rabelais qui le met en scène dans son Tiers Livre. Victor Hugo en fait son héros dans la pièce Le Roi s’amuse, qui va inspirer à son tour l’auteur du texte de l’opéra Rigoletto de Verdi. Georges Méliès va même tourner un François Ier et Triboulet en 1907.

Le dernier bouffon officiel d’un Roi de France, appelé L’Angély, fut présent à la Cour de Louis XIII et au début du règne de Louis XIV, mais on imagine bien que le Roi-Soleil n’a pas voulu en reprendre. Cela ne devait pas convenir à l’idée qu’il se faisait de Versailles où on rigolait moins qu’à la Cour de François Ier !

Anne de Bretagne

Anne de Bretagne par Jean Bourdichon, détail d’une miniature des Grandes Heures d’Anne de Bretagne, vers 1503-1508

Anne de Bretagne est la mère de Claude de France, l’épouse de François Ier et donc la Reine. Anne a été elle-même deux fois Reine de France : en épousant Charles VIII et en épousant son successeur Louis XII. Mais elle est surtout la Duchesse de Bretagne depuis la mort de son père en 1486. La Bretagne est alors indépendante de la France et elle est même en guerre contre elle par intermittence depuis 1465. Histoire de donner une idée de l’ambiance, signalons qu’en janvier 1490, Anne publie un Edit qui stipule que quiconque en Bretagne aiderait d’une manière ou d’une autre la France serait décapité.

En 1491, Anne est assiégée dans Rennes avec son armée et elle doit se rendre. C’est la défaite de la Bretagne. Anne doit se marier avec son ennemi, le roi de France Charles VIII. Le contrat de mariage est orienté clairement vers une future annexion de la Bretagne par la France. Anne quitte ses terres natales pour vivre avec le Roi de France dans ses châteaux. A Amboise, parce que le château est en travaux, elle réside au Manoir du Clos Lucé, là où vivra Léonard de Vinci quelques années plus tard. Elle a 6 enfants avec Charles mais tous sont mort-nés ou morts en bas-âge.

En 1498, pressé d’aller jouer au jeu de paume, Charles VIII heurte le linteau d’une porte à Amboise et en meurt. Anne se retrouve veuve et s’empresse de retourner en Bretagne et rétablit toutes les institutions du Duché que la France avait abolies. Elle consent néanmoins à se marier avec le successeur de Charles VIII, Louis XII mais le contrat de mariage est nettement plus favorable à la Bretagne que le précédent.

De cette union, naissent 2 filles : Claude et Renée qui survivront mais aucun des 4 garçons ne survivra. Ces grossesses successives sont suivies de très près par Louise de Savoie, la mère du futur François Ier, car elle sait que si aucun mâle n’est issu de l’union entre Anne et Louis XII, son fils chéri deviendra Roi. Louise et Anne se détestent et Anne de Bretagne n’aime pas le futur François Ier qu’elle surnomme « L’Ogre ». Ce n’est pas seulement parce qu’il a bon appétit. Elle sent chez lui une soif immodérée du pouvoir et elle sait que Louise a une forte influence sur lui. Elle est désespérée lorsque Louis XII se montre favorable aux fiançailles entre sa fille Claude et François. Elle fera tout pour faire annuler le mariage, y compris en proposant la main de Claude à Charles de Habsbourg (qui sera le futur grand ennemi de François). Si ce mariage avait vraiment eu lieu l’histoire de France et de l’Europe aurait sans doute été radicalement différente. Mais les intrigues de Louise de Savoie font échouer ce projet. Vous lirez dans « 1515-1519 » dans les paroles de Louise de Savoie la rancœur qu’elle a gardée de toute cette période.

Épuisée par les maternités malheureuses successives et atteinte de calculs urinaires, Anne de Bretagne meurt le 9 janvier 1514 au château de Blois et sa fille Claude peut finalement se marier avec François le 18 mai de la même année.

La fin de la Reconquista

Elle est mentionnée plusieurs fois dans « 1515-1519 » car c’est un événement considérable qui a durablement marqué l’Espagne et qui est encore assez récent dans l’esprit de certains de nos personnages.

La Reconquista est la reconquête par différents royaumes chrétiens de la péninsule ibérique sur les musulmans et elle s’achève le 2 janvier 1492 après 780 ans de présence musulmane. Le dernier bastion pris par les armées de Ferdinand et d’Isabelle La Catholique (les grands-parents maternels de Charles de Habsbourg) se situe à Grenade. Ferdinand est Roi d’Aragon et Isabelle est Reine de Castille et leur union en 1469 leur permet d’unir leurs forces.

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Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille s’unissent en 1469 et de cette union naît l’Espagne telle que nous la connaissons encore aujourd’hui.

Cette union sonne le glas de l’Émirat de Grenade. Notons que cet Émirat était déjà un vassal du Royaume de Castille depuis 1246 et avait vécu globalement en paix avec ses voisins, ce qui avait notamment permis de construire le magnifique Palais de l’Alhambra. Épisodiquement, des conflits s’étaient déclenchés lorsque l’Emir ne voulait pas payer de tributs, mais après quelques batailles les affaires rentraient dans l’ordre.

Dans le contexte de la mise en place de l’Inquisition espagnole en 1478 dirigée par le sinistre Torquemada, il devient inadmissible de maintenir cette enclave musulmane sur la péninsule ibérique et après diverses péripéties une armée de 10 000 cavaliers et 40 000 fantassins encerclent Grenade le 26 avril 1491. Isabelle La Catholique jure de ne pas se baigner et de changer de vêtements jusqu’à ce que la ville tombe. La ville subit 8 mois de siège et acculé par la famine, le dernier émir de Grenade, Mohammed XII surnommé Boabdil, donne les clés de la ville à Ferdinand et Isabelle qui va pouvoir enfin se laver et se changer (au grand soulagement de son mari…)

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Boabdil (à gauche) apporte les clés de Grenade que l’on aperçoit en arrière-plan à Ferdinand et Isabelle, le 2 janvier 1492. Tableau de Francisco Pradilla y Ortiz

La péninsule est libérée mais les Espagnols voudront poursuivre leurs efforts et repousser les musulmans hors d’Afrique du Nord. Comment cela va-t-il se dérouler ? Vous le lirez dans « 1515-1519 ».

Anton de Alaminos

Anton de Alaminos est un navigateur espagnol né en 1482.

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Il participe au troisième voyage de Christophe Colomb (1498-1500) ce qui veut dire qu’il avait juste 16 ans lors de l’embarquement. C’est au cours de ce voyage que les navires de Colomb atteignent le continent américain proprement dit pour la première fois (et pas seulement les îles des Caraïbes). Ils débarquent sur les côtes de l’actuel Venezuela.

Puis il participe au quatrième voyage de Colomb (1502-1504), avec la fonction de pilote alors qu’il a tout juste 20 ans.

Cliquez ici pour voir une carte grand format du quatrième voyage de Christophe Colomb

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Trajet du 4ème voyage de Christophe Colomb (1502-1504)

Ils atteignent le Panama et le Honduras. Les bateaux sont en mauvais état à cause de tempêtes et ils finissent par atteindre la Jamaïque (alors appelée Santiago) où l’équipage va rester un an. Un détachement d’Espagnols et de natifs part en canoë vers l’île d’Hispaniola où il y a une colonie espagnole bien établie pour demander de l’aide et organiser une expédition de secours. Pendant ce temps, en Jamaïque, les relations se tendent entre les Espagnols et les natifs mais Colomb s’attire à nouveau leur respect en prédisant l’éclipse de Soleil de Mars 1504 à l’aide des tables astronomiques qu’il avait apportées. Finalement, l’expédition de secours arrive fin Juin 1504.

Après ce voyage dramatique, on retrouve Anton de Alaminos en 1513 avec Juan Ponce de Léon. Cette expédition permet de découvrir la Floride (nommée ainsi à cause des très nombreuses fleurs observées derrière la plage de leur lieu de débarquement). Les conquistadors pensent alors avoir découvert une grande île et ne comprennent pas qu’elle est reliée au même continent que le Honduras et le Panama que Anton avait visité 10 ans auparavant. Au cours de ce voyage, le navigateur découvre un courant marin chaud qui part entre la Floride et les Bahamas et qui se dirige vers le nord-est : le Gulf Stream.

En 1515, au moment où commence notre histoire, Anton de Alaminos se trouve à Cuba, prêt à reprendre la mer pour de nouvelles aventures…