Tlaloc

Une partie de l’intrigue de la deuxième partie de « 1515-1519 » se passe en Amérique centrale chez les Aztèques. C’est l’occasion d’en savoir un peu plus sur leurs coutumes et leurs (très) nombreux Dieux.

Tlaloc est brièvement évoqué dans notre histoire. Il s’agit du Dieu des pluies, de la foudre et de l’agriculture, d’où l’expression rituelle : « Que Tlaloc rende vos champs prospères ».

Tlaloc
Tlaloc, le Dieu des pluies, de la foudre et de l’agriculture des Aztèques

Son nom veut dire « celui qui fait ruisseler les choses ». Il vit au sommet des montagnes avec ses deux compagnes,  Chalchiuhtlicue, la déesse des eaux douces, et Huixtociahuatl, la déesse des eaux salées. Les Aztèques dont la population est en forte croissance à l’époque de notre récit étaient très vulnérables à des événements météorologiques tels que la sécheresse ou les cyclones. Tlaloc était donc un des Dieux majeur du panthéon Aztèque. Cinq des dix-huit mois de l’année rituelle aztèque étaient consacrés à des cérémonies en son honneur. Certaines de ces cérémonies comportaient des sacrifices d’enfants. Si les enfants pleuraient pendant la cérémonie, c’était un bon présage…

A Tenochtitlan, la capitale aztèque construite sur un lac à l’emplacement de l’actuel Mexico, le plus grand temple appelé Templo Mayor (par les Espagnols) était en réalité un temple double avec deux volées de marches parallèles : l’une menait au temple de Tlaloc, l’autre au temple de Huitzilopochtli, le Dieu du Soleil.

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Reconstitution du centre de Tenochtitlan, avec le Templo Mayor à gauche et ses deux volées de marches. A son sommet, le temple de gauche est dédié à Tlaloc (Dieu de la pluie) et celui de droite à Huitzilopochtli (Dieu du Soleil).

Les représentations de Tlaloc chez les Aztèques étaient très proches de celles du Dieu Chaac des Mayas, qui était aussi le Dieu de la pluie, révélant ainsi une continuité dans les croyances des deux peuples.

Anton de Alaminos

Anton de Alaminos est un navigateur espagnol né en 1482.

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Il participe au troisième voyage de Christophe Colomb (1498-1500) ce qui veut dire qu’il avait juste 16 ans lors de l’embarquement. C’est au cours de ce voyage que les navires de Colomb atteignent le continent américain proprement dit pour la première fois (et pas seulement les îles des Caraïbes). Ils débarquent sur les côtes de l’actuel Venezuela.

Puis il participe au quatrième voyage de Colomb (1502-1504), avec la fonction de pilote alors qu’il a tout juste 20 ans.

Cliquez ici pour voir une carte grand format du quatrième voyage de Christophe Colomb

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Trajet du 4ème voyage de Christophe Colomb (1502-1504)

Ils atteignent le Panama et le Honduras. Les bateaux sont en mauvais état à cause de tempêtes et ils finissent par atteindre la Jamaïque (alors appelée Santiago) où l’équipage va rester un an. Un détachement d’Espagnols et de natifs part en canoë vers l’île d’Hispaniola où il y a une colonie espagnole bien établie pour demander de l’aide et organiser une expédition de secours. Pendant ce temps, en Jamaïque, les relations se tendent entre les Espagnols et les natifs mais Colomb s’attire à nouveau leur respect en prédisant l’éclipse de Soleil de Mars 1504 à l’aide des tables astronomiques qu’il avait apportées. Finalement, l’expédition de secours arrive fin Juin 1504.

Après ce voyage dramatique, on retrouve Anton de Alaminos en 1513 avec Juan Ponce de Léon. Cette expédition permet de découvrir la Floride (nommée ainsi à cause des très nombreuses fleurs observées derrière la plage de leur lieu de débarquement). Les conquistadors pensent alors avoir découvert une grande île et ne comprennent pas qu’elle est reliée au même continent que le Honduras et le Panama que Anton avait visité 10 ans auparavant. Au cours de ce voyage, le navigateur découvre un courant marin chaud qui part entre la Floride et les Bahamas et qui se dirige vers le nord-est : le Gulf Stream.

En 1515, au moment où commence notre histoire, Anton de Alaminos se trouve à Cuba, prêt à reprendre la mer pour de nouvelles aventures…

Les Taïnos

C’est le peuple qui occupait l’île de Cuba lors de l’arrivée des Espagnols et que nous rencontrons (pas au meilleur de sa forme) dès le prologue de 1515-1519. Les Taïnos peuplaient aussi l’île d’Hispaniola qui fut découverte par Christophe Colomb en 1492, et également Puerto Rico, la Jamaïque et Trinidad. Hispaniola était appelée par les Taïnos Ayiti (« le pays des hautes montagnes ») ce qui a donné Haïti.

Ils vivaient dans des villages dans les clairières des forêts. Toutes leurs maisons (appelées bohio) étaient rondes, sauf celle du chef du village, le cacique, dont la maison était rectangulaire (et appelée caney).

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Reconstitution d’un village taïnos à Cuba

Les Taïnos dormaient dans des hamacs faits de coton. D’ailleurs, le mot hamac est d’origine taïnos, tout comme goyave, ananas et papaye et aussi barbecue.  Ils jouaient avec des balles en caoutchouc (matière inconnue alors en Europe et que les Espagnols ont découvert à leur arrivée). Ils ornaient leurs oreilles et leurs lèvres des bijoux en or ou en argent. Les hommes étaient habillés d’un simple cache-sexe, les femmes mariées d’un pagne de coton et de feuilles. Les femmes non mariées étaient complètement nues. Seuls les caciques pouvaient pratiquer la polygamie.

Leur religion était centrée sur le combat entre deux Dieux : Yukiyu (le Dieu du Bien) et Juracan (le Dieu du Mal). Dans le monde de 1515-1519, chaque Taïno possède un zémi, une petite idole faite de tissu de coton avec des coquillages et des pierres accrochés dessus. Les zémis doivent toujours refléter le monde, comme le dicte la religion des Taïnos, c’est-à-dire que les principaux événements dans la vie d’une personne doivent induire des modifications de la présentation de son idole, sinon il peut plonger dans le Royaume des Ombres et devenir mauvais. Dans le monde dit « réel », les zémis représentaient plutôt les esprits des ancêtres. Ils étaient représentés sous forme de grandes sculptures en bois ou alors sous forme d’amulettes.

Pour finir, voici des mots croisés à remplir avec uniquement des mots d’origine taïnos qui sont d’abord passés en espagnol puis ensuite au français.

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