Les débuts de l’imprimerie

L’imprimerie et les imprimeurs jouent un rôle important dans la saga du Chroniqueur de la Tour. Dans le 3ème et 4ème tome, le Grand Esprit Erasme est hébergé à Bâle par son ami l’imprimeur Johannes Froben. Et dans le 6ème tome (en préparation), toute une importante intrigue aura pour personnages centraux des imprimeurs.

C’est au milieu du XVème siècle que se développe l’imprimerie en Europe. Les Chinois connaissent l’imprimerie depuis le VIIIème siècle. En réalité, depuis le XIVème siècle, dans la vallée du Rhin en Allemagne, il existait une imprimerie xylographique, utilisant des gravures sur bois badigeonnées d’encre pour faire des impressions d’images. Mais il était impossible d’imprimer des textes avec ce procédé. En 1455 à Mayence, Gutenberg a l’idée d’utiliser des caractères en plomb amovibles et aussi d’utiliser une presse.

Johannes Gutenberg

Le premier livre imprimé « à grande échelle » est la Bible dite à 42 lignes, tirée à 180 exemplaires et commercialisée à la Foire de Francfort en Mars 1455. De nos jours, le salon du livre de Francfort est le plus grand salon d’édition au monde.

Rangement des caractères dans une casse (tiroir de rangement)

Une fois que la technique est stabilisée dans les années 1470-1480, le livre imprimé se met à circuler à grande échelle, hors des terres germaniques et des imprimeries s’ouvrent progressivement. En Italie, c’est Venise qui est à la pointe du mouvement avec l’imprimeur Aldo Manuzio (dont l’enterrement en 1515 est évoqué dans le premier tome de la saga). Il a inventé en 1501, les caractères italiques qui prenaient moins de place et étaient avantageux quand on souhaitait imprimé des livres plus petits, notamment des livres qu’on pouvait emporter en voyage. Paris et Lyon sont les premiers centres d’impression de livres dans le Royaume de France. Il existait aussi des imprimeurs itinérants qui faisait des impressions à la demande. Les principaux acheteurs sont des enseignants et étudiants, des juristes et des religieux.

La réforme luthérienne va donner une deuxième impulsion à l’imprimerie. Les traductions de la Bible en langue « vulgaire » et non pas en latin se vendent sous le manteau comme des petits pains. Mais des imprimeurs vont se retrouver sur le banc des accusés en tant qu’hérétiques lorsqu’une contre-offensive catholique sera lancée au milieu des années 1530 et cela aura des conséquences dramatiques comme vous le lirez bientôt dans la saga.

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